Sa chandelle et son hiver

Sa chandelle et son hiver
Ses yeux, d'un bleu glacé, promenaient un regard vide autour d'elle. Dans son c½ur, la vie ne tenait plus qu'à un fil. L'hiver s'était installé en elle, des vents glacés parcourent son âme, balayant les moindres idées joyeuses. Son unique flamme, son tendre amant, a été porté disparu après le naufrage de son navire qui voguait vers le Nouveau Monde.

Elle aurai
t bien voulu croire qu'il était encore vivant, mais chaque jour s'estompait l'espoir de le revoir, et chaque jour son âme devenait de plus en plus glaciale. Les gens s'affairaient autour d'elle à lui faire croire que la vie continuait, mais eux ne voyaient pas l'énorme fossé creusé autour d'elle. Ils ne voyaient pas le vide qui menaçait de l'engloutir. Ils ne voyaient pas qu'elle tentait de lutter dans une mer où les remous des vagues menaçaient de l'engloutir.

Mais elle continue quand même à vivre. Elle ne sait pas trop pourquoi, peut-être y a-t-il encore en elle un espoir de renaissance. Faible, mais là, comme le faible scintillement de la chandelle qui menace de s'éteindre. Elle croit voir son bel amant à chaque détour, à chaque lever du lit, à chaque fois qu'elle entend la voix d'un homme. Et à chaque fois son c½ur se brise de nouveau.

Et elle e
st là, couchée dans son lit, avec ses larmes pour seule compagnie. La lueur des chandelles éclaire son visage sillonné de pleurs. Mais ce soir, quelque chose av changé. Son regard s'est fait presque serein.

C'es
t alors que dans le silence de la sombre pièce, la lueur des chandelles s'éteignit, ainsi que celle de la jeune femme.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 20:40

Certaines douleurs

Certaines douleurs
Il y a certaines douleurs que le temps ne peut effacer
Ma
is qu'un brin de bonheur peut apaiser
Un simple sourire, une présence amicale
Peut
sauver quelqu'un d'une peine fatale

Il y a certaines douleurs que le temps ne peut effacer
Ma
lgré tous les efforts, une partie reste toujours
Souf
frances d'espoirs brisés, souffrances d'amour
Que l
'on voudrait à jamais oublier

Il y a
certaines douleurs que le temps ne peut effacer
Qu
e la moindre petite chose nous en rappelle tous les détails
On vou
drait qu'elle disparaisse, qu'elle s'en aille
Pourt
ant c'est ça la vie, c'est rire et pleurer

Il y
a certaines douleurs que le temps ne peut effacer
Il
est si dur parfois d'oublier
Ch
aque chose en son temps, il ne faut rien presser
La pe
ine s'en ira, il suffit d'y croire
Car le
temps n'est pas le seul remède
L
e mien, c'est d'écrire des poèmes

# Posté le mardi 21 octobre 2008 22:21

Fusion

Fusion
Dans la noirceur d'une chambre, on n'entend que le froissement des draps. Unis dans l'amour, deux amants sont fusionnés l'un à l'autre. On peut entendre un léger soupir, parfois un gémissement.

La chaleur monte, ça bouillonne en dedans de leur corps. Comme un volcan qui va bientôt entrer en éruption, la pression monte et il y a comme un vrombissement dans le ventre de l'amante. Mille fourmis jouent sous la peau en feu de ces deux amoureux, et elles montent de plus en plus haut.

Et puis c'est l'explosion. Le gémissement s'est transformé en un cri, les mains se crispent, les ongles griffent.

Et après l'explosion, c'est le retour au calme. On s'effondre, la pression redescend lentement mais sûrement. On tremble encore un peu, essoufflé mais heureux. L'endorphine de l'extase fait son effet, nous entraînant dans les bras de Morphée. Somnolents, on se chuchote des mots d'amour, pour finalement tomber endormi.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 19:22

Le coeur au vif

Le coeur au vif

Le coeur au vif-Éric Lapointe
Deu
x c½urs au vif
Ça tourn
e à l'infection
L'infir
mière de service
Nous
veut bien de l'affection

Mais nou
s sommes deux sinistres
Impassible
s épaves au bout du bar
On a vu tr
op de récifs
On connaî
t trop le diable pour s'en faire accroire

Qua
nd l'amour triche
Le t
emps est seul vaccin
Re
stent les préservatifs
Même si ça
n'arrange rien

Quant
t'as le c½ur au vif
Ton
ange s'est envolé
Le m
ien avait des griffes
Pour mieux me faire chanter

Pour mieux m'a
bandonner
Le c½
ur au vif

On a
mal au trippes
Mais on sait q
ue ça passera
O
n a reçu bien des gifles
Et on
est encore là

Au bord du pré
cipice
Faut cro
ire qu'on est fait pour ça
La
vie c'est une câlisse
Qui dira
oui tant qu'on se mettra

Le c
½ur au vif
Ton
ange s'est envo
Le mien avai
t des griffes
P
our mieux me faire chanter

Po
ur mieux m'abandonner
Le c½ur
au vif

T'en fa
is pas l'artiste
Allez viens o
n va te soigner
Aux soins intens
ifs, on prescrit l'ébriété
À t
ous les vieux complices que les anges ont délaissés

Oui, je
sais que tu es triste
Et tu v
eux plus parler
De ton c½ur au
vif
De ton ang
e envolé
Ni du
mien, ni de ses griffes
Ni des
larmes qu'on a versées

D'acco
rd, j'arrête d'en parler
Elles
se sont envolées
Vaut mieux o
ublier
D'accord
on arrête d'en parler
Mais tu
me laisses payer
La prochaine
tournée

Elle
se sont envolées
Vaut mieux ou
blier
À ta sant
é

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 11:16

Début de roman ?

Début de roman ?
J'ai jamais fait de suite encore, mais j'aime beaucoup mon début ... un jour j'va le finir ;)
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La créature ailée volait dans le ciel, petit point vert sombre vu dans la terre ferme. Ses ailes fragiles pouvaient le hisser haut dans le ciel depuis peu. Son vol mal assuré devenait de plus en plus gracieux au fil des jours et le feu niché au creux de ses poumons se réchauffe à mesure qu'il vieillit, impatient d'enflammer la voûte céleste de sa langue brûlante.

Il é
tait sorti de son ½uf quelques semaines auparavant. Ses parents, maintenant loin déjà, l'ont abandonné suite à l'attaque d'une armée d'humains qui a bien faillit leur coûter la vie. La peau écailleuse du dragon était encore terne et sombre, mais bientôt elle brillera de mille feux. Ses yeux, d'un jaune doux, sont parsemés de filaments couleur d'or et d'argent et ses pupilles noires de forme verticale scrutent l'horizon, tentant de repérer une proie. Ses sens en alerte, il vit enfin une biche insouciante s'éloigner des siens. Il plana silencieusement vers celle-ci, puis se posa avec la plus grande prudence. Approchant à pas feutrés, il fondit sur elle d'un bond rapide, le tuant sur le coup. Le restant du troupeau, alerté, détala en galopant à travers les montagnes.

Il décida de
dévorer sa proie sur place, le poids de celle-ci étant trop lourd pour qu'il puisse la transporter dans son repère sans risquer une chute. Une fois son estomac plein, il enterra les restants non loin et s'envola vers un petit ruisseau afin de s'y abreuver. Repu et désaltéré, il s'envola de nouveau, vers son repère cette fois. Son repère, constitué d'une petite grotte sombre de l'autre côté d'une chute, était l'abri parfait pour un jeune dragon de son genre. Il entra en traversant la chute, se secoua un peu et se coucha dans un coin de la grotte. Il tomba endormi presque aussitôt, fatigué de sa journée. C'est alors que sa vie bascula.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 17:27